Qu’est-ce que l’équilibre hormonal ?
Avant de pouvoir gérer efficacement votre déséquilibre hormonal, vous devez comprendre ce qui peut en être la cause. Le plus souvent, ces déséquilibres sont dus à un problème de santé sous-jacent, comme un problème de thyroïde ou le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Il est également fréquent que les femmes de plus de 45 ans connaissent une diminution des niveaux d’œstrogènes en raison de la ménopause.
En outre, des facteurs liés au mode de vie, tels que le régime alimentaire, le niveau de stress et le manque d’exercice, peuvent contribuer aux problèmes hormonaux.

Quelles sont les causes du déséquilibre hormonal ?
Les troubles hormonaux sont soumis à de nombreux facteurs, de la génétique, au mode de vie (épigénétique) mais aussi par les antécédents médicaux, la sensibilité propre à chacun, et l’exposition à des toxiques (et perturbateurs endocriniens) à des fenêtres clés de notre vie (tendre enfance, adolescence…).
Parmi les causes racines des déséquilibres hormonaux les plus fréquents, on retrouve :
- Le surpoids et l’inflammation (mauvaise alimentation/ sédentarité)
- Le stress chronique
- La génétique
- L’exposition chronique à des toxiques (Alcool, pesticides, virus, tabac, agents chimiques..)
- L’exposition à des perturbateurs endocriniens
- Manque de sommeil
- Surconsommation de produits à base de soja
- Mais aussi des pathologies plus lourdes (syndrome de Turner, allergies ou infections fortes..)
- Dominance oestrogénique : augmentation de l’irritabilité, variations d’humeur, variations d’appétit, ou encore douleurs aux seins , règles abondantes, troubles du sommeil
- Fatigue surrénale : brouillard mental, fatigue persistante, baisse de motivation troubles du sommeil.
- Endométriose : tableau de douleurs et de signaux très large ( digestifs, inconfort intime, ventre ballonnés, douleurs..), très bientôt dépistable par tests salivaires.
- Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK): croissance anormale des cheveux et des poils sur le visage, prise de poids, acné hormonale, des saignements utérins anormaux ou l’absence de règles pendant des semaines
- Faible taux d’oestrogènes : baisse de libido, problèmes de fertilité, sautes d’humeur, cycles irréguliers
- Hypothyroïdie ou Hyperthyroïdie: ralentissement ou accélération du métabolisme, perte ou prise de poids et menstruations irrégulières
- Périménopause : (en général entre 44 et 52 ans, 7 ans de symptômes qui varient d’une femme à l’autre), bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, pertes de mémoire, problèmes de brouillard mental, sécheresse intime…

Quels sont les principaux symptômes à observer ?
Quand faire un bilan hormonal ?
Le bilan hormonal recherche des anomalies du fonctionnement des hormones grâce à des prélèvements de sang, de salive ou d’urines. Il doit souvent être fait à un moment précis du cycle. Il existe différentes sortes de tests avec chacun leurs avantages et inconvénients :
- Test salivaires : mesure au niveau cellulaire les taux d’œstrogène, de testostérone, de cortisol et de DHEA. Pour oir une évolution, il fait comparer plusieurs échantillons.
- Tests urinaires : permet de refléter la présence de l’ensemble des hormones sur une journée, et non à l’instant T comme un test sanguin ou salivaire
- Tests sanguins : mesure les niveaux d’hormones libres totales (contrairement aux tests urinaires et salivaires)
- Tests de l’hormone folliculo-stimulante : permet de déterminer le statut hormonal des femmes à l’approche de la ménopause
Quelles principales solutions naturelles ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’agir rapidement et de manière significative sur un déséquilibre hormonal passager puisque 75% de notre équilibre hormonal dépend de notre mode de vie !
Si vous ne devez retenir que quelques moyens simples et naturels qui ont fait leurs preuves auprès de nombreuses personnes :
- Limitez l’inflammation et les dérèglements de l’insuline en privilégiant une alimentation pauvre en glucides (A index glycémique faible pour ne pas dérégler l’insuline) et en limitant les produits laitiers.
- Privilégiez des acides gras sains (Huile d’olive, de colza, de noix…), les bons gras étant étroitement liés à la production des hormones. Voir notre article sur les meilleurs nutriments nécessaires à un bon équilibre hormonal
- Bougez !! idéalement, mixez des activités physiques qui font transpirer (ex : marche rapide, jogging, vélo..) avec des activités plus douces qui jouent sur la relaxation et les muscles profonds (yoga, pilates..) Le sport fait notamment baisser le taux de cortisol, grand ennemi de l’équilibre hormonal, et grimper en flèche la sérotonine, grande amie de notre bonne humeur et de notre énergie !
- Soignez votre sommeil : cochez-vous à heures régulières, en étant plus attentifs à vos signaux d’endormissement et en limitant les écrans et la lumière bleue avant de vous coucher
- Vérifiez vos carences dans certains nutriments, notamment le magnésium, la vitamine B6, le zinc et la vitamine D qui font souvent défaut en cas de déséquilibre hormonal.
- Adoptez les plantes adaptogènes, comme l’Ashwagandha ou la Rhodiole par exemple, aux effets démontrés sur le stress, mais aussi le bon fonctionnement de la thyroïde. L’Ashwagandha serait la reine des plantes pour ces effets l’hypothyroïdie, l’hyperthyroïdie et la fatigue surrénale liée au stress chronique.
Quid des traitements hormonaux ?
Les thérapies hormonales (traitement hormonal substitutif de la ménopause, contraceptifs hormonaux, médicaments pour la thyroïde…) sont parfois indispensables, mais pourraient être prescrites de manière plus informée et mieux suivi, selon les dires de nombreuses femmes !
Comme par exemple, ne pas prescrire à une adolescente dont les cycles ne sont pas encore « installés » la pilule de manière systématique, ou encore réserver le traitement hormonal de la ménopause aux 3 premières années aurait plus d’effet bénéfique que plus longuement… de nombreux progrès sont à faire, notamment au niveau des moyens de contraception non hormonaux !
Avec plusieurs soucis à la clé :
- On traite le symptôme et l’inconfort, mais pas la cause racine du problème, donc utilisation au long cours !
- Des effets secondaires souvent importants et un risque de dépendance ! Attention notamment à certains médicaments comme les statines, les corticoïdes ou encore les rexinoïdes qui peuvent impacter votre système hormonal. Parlez-en à votre médecin.

Comment mieux équilibrer nos hormones féminines ?
Pour gérer un déséquilibre hormonal, il est important non seulement de s’attaquer à tout problème médical sous-jacent, mais aussi de modifier son mode de vie afin de maîtriser ses hormones. Cela signifie avoir une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes frais, tout en réduisant les aliments transformés et les sucres raffinés, et pratiquer une activité physique régulière chaque jour. Essayez également de réduire votre niveau de stress en pratiquant des activités apaisantes, comme le yoga ou la méditation, et d’avoir un sommeil réparateur chaque nuit.
Il existe également notre complément alimentaire [MY] Essentiels Sérénité, qui vous permettra de réguler votre stress et vos fringales.

Vous observez un déséquilibre dans votre cycle menstruel ?
Dans la plupart des cas, un dérèglement de l’équilibre hormonal peut entraîner un déséquilibre de votre cycle menstruel. En effet, les règles qui surviennent hors du cycle normal sont considérées comme des troubles menstruels. Le déséquilibre observé peut être sur l’intensité des règles, la fréquence ou même sur la combinaison des deux.
Une perte chronique de sang peut influencer l’état général de la patiente. Notamment dans les cas où vous souffrez d’aménorrhée (absence de règles hors période de ménopause) ou de pertes trop abondantes : en temps normal, nous sommes censées perdre entre 8 et 10 cuillères à café de sang par cycle. Vous pouvez aussi souffrir de cycles très irréguliers liés au stress, ou au début de la phase de périménopause. Quels autres symptômes peuvent alors nous alerter ? 🧐
Vous avez pris du poids même si vous mangez correctement ?
L’activité physique, l’alimentation et le mode de vie influencent sans aucun doute la répartition des tissus adipeux et le poids corporel. De même, l’équilibre hormonal joue un rôle capital à cet effet.
Ainsi, une prise du poids inattendue et soudaine peut être le signe d’un dérèglement hormonal comme l’hypothyroïdie, qui se caractérise aussi par une tendance à la frilosité. En effet, certaines hormones contrôlent de façon directe ou indirecte les processus métaboliques. Par exemple, l’œstrogène joue un rôle important dans la sécrétion de la leptine, l’hormone qui régule la sensation de satiété et de faim.
Certaines études révèlent aussi qu’une baisse du niveau d’œstrogène dans le corps provoque une réduction de la sécrétion de cette hormone. De même, une perte de poids inexpliquée peut être le signe d’un déséquilibre hormonal comme l’hyperthyroïdie. En effet, quand l’organisme produit trop d’hormones thyroïdiennes, le métabolisme s’accélère et donne lieu à un rythme cardiaque rapide, une perte de poids et une intolérance à la chaleur.
Vos sautes d’humeur se multiplient, vous êtes souvent irritable ?
Les hormones influencent le fonctionnement du cerveau, en particulier chez les femmes qui subissent plus de déséquilibre hormonal que les hommes. À titre illustratif, la ménopause, la grossesse et le syndrome prémenstruel peuvent contribuer aux changements brusques d’humeur. Si êtes de plus en plus irritable sans raison extérieure apparente, il peut être intéressant de booster votre assiette en magnésium (chocolat noir, noix…), safran et L-Tryptophane (banane, légumineuses, riz complet..) et de vous faire accompagner pour comprendre les causes racines.
De même, un déséquilibre hormonal peut engendrer des sautes d’humeur fréquentes. Cela peut avoir un impact négatif sur les personnes touchées. Par ailleurs, des éruptions cutanées et une peau très sèche sont aussi des signes à prendre en compte.
Vous avez du mal à vous concentrer ou souffrez de “brouillard mental” ?
La fatigue et le manque de concentration chronique peuvent nécessiter un traitement médical. Les problèmes de concentration peuvent se manifester par une perte de mémoire, une difficulté à rester assis ou à penser clairement.
Les personnes qui en souffrent ont souvent des difficultés à rester immobiles ou détendues. L’incapacité à prendre des décisions, à effectuer des tâches compliquées ou un manque d’attention sont aussi des signes à considérer. Si les symptômes perdurent, vous devez consulter un professionnel.
Vous êtes fatiguée et/ou avez un sommeil perturbé ?
La mélatonine, l’hormone qui déclenche notre endormissement est produite par une glande dans le cerveau, notamment la glande pinéale ou l’épiphyse. Elle se libère pendant la nuit et réagit à la lumière. Son objectif est de favoriser l’arrivée du sommeil et de faciliter le réveil. À l’inverse de la mélatonine, d’autres hormones peuvent perturber le sommeil. Il s’agit des œstrogènes qui peuvent entraîner l’insomnie pendant la ménopause. Lorsqu’elles diminuent, elles causent des bouffées de chaleur et des suées nocturnes qui perturbent le sommeil.
Par conséquent, l’insomnie peut être attribuée à un déséquilibre hormonal. De plus, à partir de 50 ans, des insomnies et un sommeil fractionné peuvent être le résultat d’une baisse d’œstrogène. Pour minimiser l’impact de ces hormones sur le sommeil, vous devez suivre certaines règles. Vous devez respecter un horaire de sommeil régulier et être bien à l’écoute des 1ers signaux de fatigue afin de ne pas manquer votre cycle de sommeil (bâillement, baisse de température…) car les niveaux de mélatonine augmentent environ 2 heures avant le coucher. Le meilleur moyen de ne pas perturber vos niveaux de mélatonine est d’éviter le sport et les écrans (lumière bleue) au moins 2 à 3h avant de vous coucher.

Conclusion
Les troubles hormonaux prennent des formes très variées à tous les âges de la vie, et concerneront quasiment toutes les femmes à un moment de leur vie, c’est pourquoi il nous semble si important de s’attacher à les repérer et à mieux les comprendre et les accompagner, pour redevenir actrices de notre bien-être.
Les symptômes les plus courants de déséquilibre hormonale sont les variations d’humeur, la perte ou le gain de poids, la fatigue, les troubles digestifs, de libido et de l’attention, ainsi que les répercussions sur la peau et les cheveux (imperfections, peau sèche, chute de cheveux…).
La plupart de ces troubles hormonaux peuvent être améliorés naturellement s’ils sont pris au bon moment, avec un bon accompagnement (micronutrionniste spécialisé, endocrinologue… : voir nos partenaires) et une bonne hygiène de vie globale (alimentation / gestion du stress / gestion du sommeil / exercice physique).













